Vendredi 6 mars 2015

Vendredi 6 mars 2015

Conquête Lumières

« Lumières sur la Lumière… »

Salle de spectacle de la Maison de l’Université Jean Monnet, 10 rue Tréfilerie à St-Etienne

Diapositive1Projet de journée

Matin

Accueil 9 h –

9 h 15 – Accueil par un représentant de l’Université de St Etienne

9 h 25 – Intervention de Michel Hallet Eghayan

9 h 30 – Ouverture du Colloque par Christian Nicolas, chargé de mission, affaires culturelles de Lyon 3 sur le thème : « Depuis ses racines indo-européennes…, réflexion lexicologique sur le mot même de « lumière » et sa famille ».

9 h 40 – Philosophe durant 40′ Jean Seidengart, Professeur en philosophe à l’UFRLLPH1 sur le thème : « Le déchiffrement des lumières du ciel, coup d’œil sur l’histoire de la cosmologie». 

10 h 15 à 10 h 45 : Intervention de Pierre Bonton, Président de Art Recherche Technologie Science: A.R.T.S. sur le thème : « Cette lumière perfide! ».

10 h 45 Pause

11 h Intervention du Professeur Raphaël Clerc (Institut d’Optique Graduate School de St-Etienne) sur le thème : « La lumière au cœur de la Science et de la technologie contemporaine »

11 h 30 Intervention de Monsieur Daniel Simon, docteur en chimie, Université Lyon 1 sur le thème : « Composition et décomposition de la lumière»

12 h Intervention de Monsieur Jean-Michel Deleuil, Docteur en Géographie, Aménagement et Urbanisme Lyon : 2 sur le thème : « L’éclairage à la conquête de la nuit ? »

12 h 30 – 14 h repas

Après-midi

14 h – 15 h intervention des 5 étudiants volontaires des Ecoles Supérieures et universités de Lyon, Saint Etienne (10’ par intervention)

15 h : Intervention de Julie Corteville, Sociologue, Conservateur en Chef du Musée de la photographie, sur le thème : « Ecrire avec la lumière, la photographie comme vision du monde ».

15h30 table ronde avec : Mr. Pierre Bonton –Président de A.R.T.S. Clermont Ferrand, Mr. Alain Blanc, Chargé de mission culture scientifique – Université de Jean Monnet, Dominique Vinay – Université catholique, M…X, enseignant-chercheur – Université Lyon 2, Christian Nicolas, chargé de Mission culture – Université Lyon 3, Michel Hallet Eghayan, sur le thème : Introduction à la table ronde par Christian Nicolas.

« Pourquoi et en quoi un groupe de recherche arts/sciences peut-il faire œuvre ? »

16 h 45 Pause

17 h  – Intervention de MHE « ‘La Composition Vivante’ expression de la Lumière ? »
17 h 30 – Démonstration du propos par les danseurs de la Compagnie de danse Hallet Eghayan.
20 h 30 – Représentation de 4ème correspondance, salle de spectacle de la Maison de l’Université.

Premier atelier de Composition Vivante pour les enseignants de primaire :

Premier atelier de Composition Vivante pour les enseignants de primaire :

Mercredi 21 janvier durant toute la matinée et à la suite à notre du premier contact la semaine dernière, c’est en demi groupe que 5 enseignants sont venus aujourd’hui pour une séance de pratique autour de la Composition Vivante et de thème « conquête lumières ».
Après avoir appris deux danses pour découvrir deux qualités de mouvement, ils ont découvert les possibilités infinies qu’offrent les barres de Composition Vivante. La séance s’est clôturée par la représentation en mouvement de leur interprétation de la propagation de la lumière en duo et en trio.
Deux très belles danses très encourageantes pour la suite !
Après plusieurs séances, ces enseignants seront prêts à transmettre aux enfants de leurs classes les techniques de danse qui leur permettront de mettre en œuvre leurs représentations dans le Festival des Enfants 2015.

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Mercredi 14 janvier : séance musique et chant arts/sciences

Mercredi 14 janvier : séance musique et chant arts/sciences

Pour la deuxième fois depuis le début de saison, le chanteur lyrique Guy Lathuraz dispense ses cours de chants et musique aux danseurs de la Compagnie de danse Hallet Eghayan dans le but de préparer la prestation vocale qui sera proposée lors du colloque Arts/Sciences du 6 mars à Saint Etienne.

Les voix ainsi préparées pourront exprimer les choix du Comité Scientifique du travail sur les textes parlant de la Conquête et de la Lumière avec les étudiants de l’Université Catholique
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Première séance d’observation d’atelier arts/sciences.

Première séance d’observation d’atelier arts/sciences.

Mercredi 14 janvier 2015 durant 3 heures  une dizaine d’enseignants des classes volontaires des écoles du quartier de la Duchère sont venus observer une séance de répétitions de Composition Vivante.
Cette séance a pour but de faire découvrir aux enseignants quelques exercices, que nous appelons « Barres » de Composition Vivante, afin d’illustrer plus concrètement le dossier artistique qui traite du sujet Arts/Sciences : « Conquête Lumière » qui leur a été distribué au mois de décembre qui leur permet d’appréhender les enseignements à travers ce thème.
Après cette première séance d’observation, une seconde séance est prévue  mercredi 21 janvier de 13 h 30 à 15 h 30 pour cette fois une séance de pratique, animée par deux danseurs de la compagnie.

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Mercredi 14 janvier 2015 de 8 h à 13 h

Mercredi 14 janvier 2015 de 8 h à 13 h

Autre rencontre studieuse avec les étudiants de l’Ecole Supérieure du design et ceux de l’Ecole des Telécoms de St Etienne, après un point sur l’avancement du travail des étudiants et un échange avec quelques-uns des danseurs de la Compagnie et Michel Hallet Eghayan, les élèves ingénieurs ont fait proposition d’un prototype, qui sera finalisé à la suite à cette réunion.
Nous allons décier des « formes », des « images » qui ont été préprogrammées et qui seront utilisées lors de la représentation au Colloque. Par souci de brouillage dans le réseau wifi et en raison du matériel mis à disposition, nous allons équiper  en test un seul danseur de capteurs à chaque représentation.
Les Étudiantes en design ont ensuite proposé les chaussons  prédécoupés, elles ont pris des mesures individuelles sur chaque danseur afin de pouvoir coudre chaque chausson. La question du changement d’appareillage a été posé si ce n’est pas le même danseur qui est équipé des capteurs.
Deux prochaines rencontres sont prévues pour des essayages et tests définitifs avant le 6 mars.

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CONQUETE LUMIERE

CONQUETE LUMIERE

Colloque du vendredi 6 mars 2015-01-12

Université Jean Monnet St Etienne
LUMIERES SUR LA LUMIERE
Diapositive1 Texte de références

A l’instar de toutes les mythologies, la science contemporaine a montré que la lumière n’était pas la source de toutes choses. Avant la lumière, il y a toujours autre chose, elle est fille avant d’être mère. L’univers à sa naissance gardait jalousement lové dans sa densité extrême ses perles photoniques. Jusqu’au jour, le premier digne de ce nom pour ainsi dire, épuisé par son délaiement dans l’espace, l’univers daigna libérer la lumière de son obscure prison. La lumière fût, nous le savons en 380 000 ABB (After Big Bang). Résumons-nous, premièrement, l’obscurité accouche de la lumière. Deuxièmement, devant nos yeux enfin voyant et nos esprits ébahis, pétrit de dualisme et de tiers-exclus, la lumière révèle à son tour l’obscurité, le chaos, le désordre. Ce n’est pas tout, en éclairant l’univers sombre, la lumière de fait se conçoit elle-même. C’est en venant au monde, en quelques sortes, que la lumière rend compte de l’obscurité et par conséquent d’elle-même. En définitive, la mise en lumière est un acte auto poïétique, d’auto-conquête. La lumière peut enfin se réfléchir.

Dès lors la lumière fait de l’ombre à l’obscurité.

Finitude, infinitude: Le photon est une espèce sauvage qui meurt en captivité et vit éternellement dans le vide, en liberté. Disons-le tout net, même si quelques neutrinos prétendent à ce record, nul autre objet ne parcours le monde aussi vite, pensons-nous. D’une certaine manière, la lumière limite notre univers. Fini ou non. Si la vitesse de la lumière est finie, comment nos esprits géométriques peuvent-ils imaginer un espace infini sans prétendre à l’éternité nécessaire à la lumière pour tenter de rencontrer l’infini de l’espace. La lumière ne pourra-t-elle jamais éclairer l’univers entier. Mais nous n’avons pas l’éternité pour comprendre tout cela puisque nous sommes vivants et le temps compte pour nous.

L’Histoire et le temps : Tous les récits mythologiques décrivent l’organisation du monde par la lumière comme ordonnatrice du chaos. L’incertitude de ce monde dans lequel règne la désorientation précède la lumière. La lumière n’est pas l’origine de tout mais l’origine de toute organisation. Elle contribue à la mise en ordre du monde, à rendre possible le monde. La rançon de cette organisation et de son maintien est le coût énergétique, le coût thermodynamique. La lumière a donc une histoire celle qui confine à l’ordre du monde. En parcourant l’espace à une vitesse constante et indépassable, la lumière permet de géométriser l’espace et le temps. La lumière invente et permet notre temps.

La matière et l’espace : La connaissance de la lumière a précisé la connaissance de la matière. Les principaux modèles physiques de compréhension de la matière sont issus de l’analyse de la lumière. Le modèle atomique est compris à travers la diversité de la diffusion de lumière par la matière.

La lumière donne structurellement à la matière sa consistance, ses règles et son avenir.

C’est l’espace même dans lequel nous vivons que contingente la lumière. Imaginons un instant, l’expérience de la vie d’un camp nomade au cœur d’une forêt tropicale. La nuit, elle se remplit d’une cacophonie de millions d’insectes frotteurs, siffleurs, cacophonie si dense que l’espace dans lequel les sons se dispersent devient solide, matériel, pratiquement impénétrable. La lumière du feu de camp suffit pourtant à repousser dans les limites de la portée de son action éclairante la frontière de cette matérialité. Le cercle formé par le feu central et ayant comme rayon la portée de l’action lumineuse devient silencieux, fluide. La lumière a conquis le territoire. Cette expérience à elle seule, nous donne la juste expression de ce que la lumière crée d’espace et de territorialité.

La vie et la pensée : La lumière n’est pas à l’origine de la vie, mais de celle de la diversité de la plupart du vivant. Sans la lumière pas de diversité – Des bactéries chlorophylliennes aux corps organisés complexes. L’homme, en tant qu’être pensant, est à la fois, un des résultats et un observateur de ce phénomène. Tout entier dedans, l’humanité s’est construite par, dans et avec la lumière. Il en a fait la métaphore de ce que l’on sait, l’idéal politique de la société dans laquelle nous devons vivre, un siècle porte son nom.

La schizophrénie du photon : Fini, éternelle, mère du monde, il y a bien assez pour que le photon en perdre la boussole. C’était à prévoir, il en devient deux : onde et particule selon le point de vue. Parfois l’un, parfois l’autre, parfois les deux. Pour simplifier, ne devrions-nous pas préférez l’idée que le photon n’est qu’un grand timide et refuse de se faire voir tel qu’il est, c’est peut-être sa nature, d’ailleurs essayez donc de mouiller de l’eau, alors éclairer la lumière … quel beau défi !

La lumière nous fournit à la fois le matériau naturel, l’origine naturelle d’une grande partie des autres phénomènes de la nature mais aussi le moyen épistémologique et symbolique de notre compréhension du monde.

La lumière, par sa « propriété-limite » fondamentale, est principe d’espace et de temps. Etant la seule donnée fixe de l’univers, c’est à partir d’elle que le monde se construit et se comprend. Partant, elle est à la fois objet et champ de la connaissance mais aussi l’objet de la condition de la possibilité de cette connaissance. Elle est à la fois en et hors la connaissance.

 

« … il est un courrier, inimaginablement rapide, qui frappe ou quitte à chaque instant chaque point matériel, tendant au travers du Monde un prodigieux réseau de messages individus entrecroisés et permettant par là en tous les lieux une perception séparée de ces divers points, déterminants enfin par surcroît au sein de la Matière les réactions nécessaires à la Vie et à la Pensée. Ce messager subtil, cet Eveilleur, qui donne comme une âme à l’Univers, et découvre à nos yeux mortels un peu de la splendeur des Cieux et de la Terre. ». J.Perrin, 1940

 

Alex LENA

Chargé de Mission au Pôle Culture des Sciences – Direction de la Recherche, Université Claude Bernard – Lyon 1